La revue
Appel d'œuvres pour le numéro 02 de bleuOrange
date limite : 1er août 2008
bleuOrange accepte, jusqu'au 1er août 2008, des propositions d'œuvre pour son prochain numéro.
Les informations pour soumettre une oeuvre se trouvent dans la section «la revue — soumettre une oeuvre».
Photos
de la soirée bleuOrange 00
Des photos de la soirée de performances littéraires hypermédiatiques bleuOrange 00, soirée s'étant tenue au Laboratoire nouveaux médias d'OBORO et soulignant le lancement du premier numéro de la revue, «équinoxe vernal 2008».
D'autres photos de la soirée sont disponibles sur le site de la photographe Luce Gaudette-Tremblay.
bleuOrange 00, la soirée de performances littéraires hypermédiatiques
soulignant le lancement du premier numéro de bleuOrange, équinoxe vernal 2008,
a été un franc succès. La soirée s'est tenue au Laboratoire nouveaux médias d'OBORO le jeudi 20 mars 2008, entre 19h et 21h. Annie Abrahams, Ollivier Dyens, Grégory Chatonsky, Sébastien Cliche et Nick Montfort y étaient pour présenter leur œuvre. Quelques photos et des vidéos sont disponibles sur la page Facebook de la revue.
bleuOrange, revue de littérature hypermédiatique,
paraît avec l’équinoxe vernal!
Oeuvres littéraires qui combinent matériau textuel et multimédia (sons, images, vidéos, etc.), hypertextes, littérature numérique animée, textes générés par ordinateur, fiction interactive — la littérature hypermédiatique transforme le territoire littéraire à la manière des avant-gardes, comme un coup de dés qui jamais n'abolira le hasard. Ses lectrices, ses lecteurs acceptent d'explorer des lieux à la géographie complexe, sinueuse — certaines, certains diraient rhizomatiques.
Ce premier numéro de bleuOrange accueille des auteures, auteurs que nous aimons beaucoup. Annie Abrahams, Grégory Chatonsky, Sébastien Cliche et Ollivier Dyens nous offrent des oeuvres originales en français; alors que les oeuvres de Aya Karpińska, Daniel C. Howe et Nick Montfort ont été traduites pour l'occasion. Cette aventure inédite n'aurait pas été la même sans ces premières, et précieuses, collaborations.
Avec Discours populaire sur la violence, Annie Abrahams réinterprète, en accéléré, l'expérience d'écriture partagée réalisée sur la page violence? (les segments utilisés ont été écrits entre le 7 avril 2006 et le 16 mai 2007). Pendant les soixante minutes que dure l'expérience, on nous offre, en animation, les mots écrits et transformés par les internautes au cours de cette période et, par le fait même, un certain portrait de la violence telle que la conçoit notre monde contemporain. L'écriture partagée est l'un des traits marquants du travail d'Abrahams, qui récupère souvent ces expériences pour en faire de nouvelles oeuvres ou les mettre en performance.
Dans Sodome@home, Grégory Chatonsky récupère le sous-titrage français d'un film de Pasolini, Salo ou les 120 journées de Sodome, en laissant les images du film de côté. À la place de celles-ci, l'oeuvre importe, à partir de Flickr, des images dont les mots-clefs correspondent à certains termes choisis dans le sous-titrage du film. L'effet de dislocation est frappant: à un dialogue très souvent pornographique s'adjoignent des portraits de gens souriant, des logos de compagnie, des paysages, etc. Chaque visionnement de l'oeuvre est une expérience unique, l'importation des images dépendant de l'état ponctuel de l'énorme banque d'images qu'est Flickr.
Ollivier Dyens propose, dans De lettres et d'acier, deux environnements en réalité virtuelle présentant ses propres poèmes, qui côtoient les oeuvres d'autres poètes. Les textes se retrouvent à la fois sur les édifices qui composent l'espace dans lequel on est appelé à se promener et sont aussi distribués dans l'espace environnant. Il n'est d'autre choix, pour lire cette oeuvre, de la naviguer, d'accepter d'y entrer et de la parcourir selon un chemin qui nous est propre. Le sens de la cohabitation des différents poèmes est ainsi modifié, transformé, par les choix de l'internaute, par le parcours choisi.
Le travail de Sébastien Cliche est marqué par le cynisme, par une forme d'humour noir. Ruptures ne fait pas exception. Deux micro-récits sont narrés avec des mots, des images et un environnement sonore. L'assemblage des différents segments composant ces récits répond à une logique de l'aléatoire, faisant de chaque lecture une expérience différente. Ruptures fait partie d'un projet plus vaste, traitant du traumatisme, de la désorientation et de l'expérience surnaturelle, projet auquel les internautes sont invitées, invités à contribuer.
Ream n'appartient pas, dans sa forme initiale, à la littérature hypermédiatique. Il s'agit d'un poème de Nick Montfort, comprenant 500 mots monosyllabiques en ordre alphabétique, imprimé sur 500 pages. Mais ce poème a connu de nombreuses adaptations, allant de la version numérique à l'animation Flash, en passant par la composition de 500 poèmes générés par ordinateur, adaptations qui, elles, relèvent de l'hypermédiatique. Rame est l'une de ces adaptations.
fin.ouverte, un poème spatial d'Aya Karpińska et de Daniel C. Howe, explore les possibilités combinatoires permises par les médias numériques, possibilités qui transforment l'expérience de la lecture. Deux cubes animés présentent sur chacune de leur face une strophe. On peut se contenter de regarder les cubes tourner et d'y découvrir les combinaisons au gré de l'animation. Ou on peut mettre la main à la pâte et positionner soi-même les cubes en les fixant dans l'espace. On découvre alors que la mise en relation des strophes présentes sur les deux cubes font apparaître une nouvelle strophe, sorte de résultat sémantique de l'addition des strophes des cubes.
La littérature du 21e siècle passe aussi par l'écran reliée, le réseau, l'informatique. Ce support permet des formes littéraires novatrices: interactivité, écritures partagées ou collectives, narrations multiples ou variables, mélanges entre la littérature, l'art, le cinéma, la musique et la vidéo, littérature animée, etc. — formes qui viennent enrichir et renouveler notre expérience du littéraire. bleuOrange s'engage à promouvoir ces formes littéraires novatrices.
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