GARES

GARES

Sébastien Cliche
La Traversée - Atelier québécois de géopoétique

Entre janvier et août 2011, les membres de La Traversée – Atelier québécois de géopoétique ont flâné dans les gares de banlieue du réseau de l’Agence Métropolitaine de Transport afin de produire textes, photos et captures sonores témoignant de leur expérience des lieux.

Le réseau des gares de l'île de Montréal ne correspond plus à l’imaginaire ferroviaire hérité des siècles passés, où ce moyen de transport a longtemps été associé à la conquête et à la maîtrise du territoire. Les gares contemporaines sont fonctionnelles, anonymes, et leur architecture est standardisée, pour ne pas dire ingrate. Tout y est axé sur la fluidité et la rapidité, ce qui favorise peut-être le va-et-vient des usagers aux heures de grande affluence, mais aussi l’ennui et l’inconfort en période d’accalmie.

GARES prend à rebours l’expérience des réseaux de transport urbains : il ne s’agissait pas pour nous de prendre le train, mais bien d’explorer les gares, de nous les réapproprier en laissant de côté l’indifférence habituelle à leur égard au profit d’une mise en relief de l’étrangeté de leurs paysages. GARES se présente ainsi comme une renégociation de notre rapport à ce lieu de passage souvent mal connu. Le projet est aussi un renouvellement de l’approche géopoétique de La Traversée par le biais d’une exploration hypermédiatique.

À l'écran, de nouveaux réseaux
Plongé dans le sous-texte du réseau des gares, au croisement de différentes démarches artistiques et littéraires, l’internaute peut naviguer de deux façons: par le biais de mots-clés apparaissant à l’écran avec chaque nouveau fragment, ou en empruntant des réseaux textuels préétablis, offrant une lecture plus linéaire. Des photographies et des dessins, accompagnés d'une trame faite de bruits captés sur place et d'ambiances sonores créées pour l'occasion, s'ajoutent aux fragments de texte afin de composer des tableaux d’inspiration géopoétique et de proposer, par de multiples effets de résonance ou de dissonance, une expérience singulière, voire déroutante, des gares montréalaises.
 

Sébastien Cliche

Prenant la forme de photographies, d’installations, de projets Web ou de performances audiovisuelles, les champs de création de Sébastien Cliche s’étendent au son, à l’image et au texte.

Privilégiant l'angle narratif, il questionne les limites du récit et la place que le spectateur peut prendre dans sa construction. Son travail a fait l’objet de plusieurs expositions individuelles et collectives au Canada et en France. En 2007 il était commissaire de l’exposition itinérante L’Oreille dans l’œil montrée à Montréal, Ottawa et Québec. En 2010, lors du festival MUTEK de Montréal, il a offert en prestation son projet audiovisuel L’inertie agitée. Son œuvre Web PAISAJES (2012) était au programme des 30e Rendez-vous du Cinéma Québécois.

Site Web de l'artiste http://aplacewhereyoufeelsafe.com
Principes de gravité
L'Oreille dans l’Œil
Exposition Basculer
PAISAJES
 

 

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La Traversée - Atelier québécois de géopoétique

La Traversée – Atelier québécois de géopoétique s’inscrit dans un champ de recherche-création inédit en Amérique.

Il n’y a d’équivalents que dans quelques centres européens où des chercheurs-créateurs, affiliés à l’Institut international de géopoétique, fondé par Kenneth White en 1989, tentent d’ouvrir un nouvel espace culturel propice à la création et à la réflexion. Ses membres ont une prédilection pour les voyages, le nomadisme et l’errance; pour les paysages (nordiques, océaniques, désertiques, montagneux, urbains); pour la mémoire orale et la mémoire tellurienne (permettant d’aller chercher une géographie perdue); pour le rapport lieu-écriture et les interventions artistiques dans l’environnement. La Traversée est rattachée à Figura, le centre de recherche sur le texte et l’imaginaire.

http://latraversee.uqam.ca/
 

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